Tout se bouscule. Partir de Sydney. Où ? Quand ? Comment ? pourquoi faire ? Où que l'on soit sur cette terre, toujours les mêmes questions.
Voici quelques jours déjà que nous nous essayons à organiser tout cela avec Aurélie. Nous sommes comme deux hamsters dans une roue qui ne connait pas d'autre issue que le reste de la cage. Gourmandes que nous sommes, quand je vois trainer un bout de carotte, je quitte la roue et quand je reviens, Aurélie est partie grignoter la salade. Problème de coordination. Je crois que la peur nous retient d'aller de l'avant. On a tout retourné, dans tous les sens. Les bus passes, les forfaits train, la location de minivan (voire relocation). On ne pense même pas à l'avion qui dénaturerait l'aventure. On a envoyé des mails à droite, à gauche pour faire du ramassage de fruit (fruitpicking), épluché d'innombrables sites web pour tout cela, on s'est retrouvé une nouvelle fois au Traveller centre pour récolter de quelconques infos, puis les nouvelles annonces. On tourne en rond.
Vient presque la question "avec qui ?". Car les possibilités sont telles et l'impatience si grande que chacune d'entre nous cherche sa porte de sortie. Peut-être que ce sont les nuages dans le ciel qui grisent l'atmosphère. On ne voit plus l'étoile du berger par ce temps. On se perd. Et c'est tout le problème, moi j'aime me perdre. C'est dans mon bordel intérieur que je me retrouve le mieux. Et mon bordel intérieur me dit une chose sensée. "Demain tu appelles par téléphone. Tu dis à ton potentiel employeur que tu seras là dans 3 ou 4 jours pour ramasser ses fruits, ses légumes. Tu vas acheter ton bus pass, ton train pass ou ce que tu veux mais TU TE CASSES !". J'ai le mors aux dents et personne pour tirer les rennes. Mais je suis championne toute catégorie pour foncer dans le tas sans réflechir, quand je ne trouve pas la bonne réponse ou la meilleure solution. Par ailleurs, je veux bien essayer de fuir les francais pour mieux m'imprégner de l'anglais, mais il semble que le meilleur moyen d'y parvenir soit véritablement de rencontrer des gens dans la même situation. Et où trouve t-on ces rebelles épris de liberté et d'aventures ? En backpacker. Donc, le vent finira bien par souffler dans la "grand-voile" . Très bientôt.
Il se peut de ce fait, que je reste silencieuse quelques temps.