La fête de la musique, quel plus beau jour pour prendre son appareil photo, son trépied et se pencher sur la foule déambulant dans tout Genève pour assister à des concerts gratuits? A la clé, un concours. Un concours dont je n'ai bien sûre pas lu le sujet ce qui fait de moi la pseudo photographe la plus à l'ouest du monde. Mais enfin, ça ne m'a pas arrêté. J'ai envoyé les photos, "La fête de la musique au coin de ma rue" ou pas, aller jusqu'au bout de ce petit projet, a été tellement stimulant et excitant, que je n'ai pas perdu mon envie de connaître les résultats. Je n'espère rien, déjà donc parce que je suis hors sujet, mais aussi parce que pour la première fois, j'ai osé ce que je n'avais jamais fait auparavant, j'ai travaillé mes photos...
Ca a pris du temps, mais la fièvre s'est emparé de moi. J'étais soudainement Van Gogh, en effervescence, possédée par la passion, l'ivresse, la folie peut-être d'arriver à quelque chose que tout le monde n'aimerait pas, mais que moi j'aimerais, que je comprendrais. Les tirages étaient pourris, je n'ai pas voulu baisser les bras, abandonner. Alors j'ai revu ma phylosophie de la photo argentique et me suis lancée à la conquète des contrastes, des recadrages. Et voilà ce que cela donne...