C'est le caca nerveux de la journée.
Voici l'article:
"Facebook est encore une fois dans la tourmente. Gouverner un réseau social de 175 millions d'internautes n'est pas simple, surtout lorsqu'on dispose de leurs données personnelles, de leurs photos, de leurs vidéos et, pour certains, de leurs confidences intimes. Mark Zuckerberg, cofondateur de Facebook, s'arrache les cheveux à propos des conditions d'utilisation du service, une sorte de contrat que chacun accepte en s'inscrivant sur le site. Il s'agit de la fameuse case que l'on coche ("J'accepte"), sans vraiment tout lire. Grave erreur, car les quelques internautes qui lisent tout ont découvert des aberrations, dès l'origine de Facebook.
Ainsi, peut-on lire aujourd'hui encore, dans les conditions d'utilisation : "En publiant un Contenu utilisateur sur tout ou partie du Site, vous concédez expressément à la Société, et vous garantissez détenir les droits nécessaires à cet effet, une licence irrévocable, perpétuelle, non exclusive, transférable et pour le monde entier sans rétribution financière de sa part (y compris le droit de concéder des sous-licences), d'utiliser, copier, représenter, diffuser, reformater, traduire, extraire (en tout ou partie) et distribuer ce Contenu utilisateur, à des fins commerciales, publicitaires ou autres (?), sur le Site ou en relation avec le Site (ou dans le cadre de sa promotion), de créer des oeuvres dérivées du Contenu utilisateur ou de l'incorporer à d'autres créations, et d'en concéder des sous-licences des éléments cités."
Que penser? Un jour que j'étais au bout du bout du rouleau façon anorexique parce que fraîchement larguée, on m'a conseillé Facebook.
"Ca te passera le temps, tu vas retrouver des amis, tu vas t'en faire..." Est-ce le conseil qui m'a sauvé de moi-même ou le site lui-même? Bah! L'un dans l'autre, j'ai accepté Facebook dans ma vie avec toutes les conditions et contraintes que cela impliquait parce que je n'avais - selon moi - plus grand chose à perdre. Et je me suis d'ailleurs très vite rendue compte du petit miracle internet.
Des gens qui me retrouvent au bon moment d'un simple clic. Des gens pas comme les autres qui n'auraient jamais dû quitter ma vie et qui y reviennent comme ça. Ca te requinque le moral en deux temps trois mouvements. Et Facebook devient l'ami incontournable, une dépendance qui en remplace une autre. Finie la solitude, bonjour le monde entier si je veux! Ca resserre les liens, ça en crée de nouveaux, bref, je ne vais pas épiloguer sur la définition type du réseautage.
Mais voilà. Ca va trop loin pour moi. Je n'ai pas envie dans 10 ans (ni même dans 1) de retrouver des pages privées divulguées allègrement aux yeux de ce même monde avide de détails croustillants. Je ne sais pas pourquoi ça me dérange puisque je n'ai strictement rien à cacher. Pas de placard. Mais je sens dans la suite de mots "utiliser, copier, représenter, diffuser, reformater, traduire, extraire (en tout ou partie) et distribuer" une espèce d'opression des plus malsaines née de l'avidité de posséder à tout prix.
Quant aux mots "irrévocable, perpétuelle, non exclusive, transférable", enfin, vous ne sentez pas votre vie ne plus vous appartenir?
J'ai gagné beaucoup depuis ma première connexion Facebook mais comme une rencontre tchat qui tournerait un peu graveleuse, je préfère en rester là pour le moment. Et reprendre le chemin de l'écriture.
Tout ceci à titre d'info.... je reste bien sûr joignable à l'adresse alecoldelavie@hotmail.com