16 minutes. Je veux écrire. 2006 est passé vite. Trop. J'ai perdu la plume et l'encre, mais pas son goût.
Genève. L'indomptable. J'ai croisé dernièrement une anglophone à qui une de ses amies disait: " Genève? pendant 6 mois, tu ne rencontreras personne". Elle habite ici depuis 3 ans et relate avec ironie le nombre de mois supplémentaires qu'il lui a falllu pour faire son trou ici. C'est dur. C'est un challenge. Pour moi qui n'ai jamais eu grand mal à rencontrer de bonnes et grandes âmes, c'est un effort nouveau.
Tant que parfois mon coeur se serre. Nostalgie, mélancolie. La France qui ne m'a jamais vraiment manqué m'appelle. Ma famille, mes amis... leurs rires et petites histoires se perdent en écho dans ma tête. Déprime passagère, mal du pays... Je me ressaisis. Je ne peux pas baisser les bras à chaque petite difficulté. Il y a tant à faire. J'ai tant à apprendre de moi. Et c'est là que je réalise à quel point la vie a toujours été facile pour moi.
Je fuis la difficulté. Mais paradoxe, je fuis aussi la facilité. Je me retrouve entre deux mondes, dans un univers parallèles. Il y a 2 portes. Et trois possibilités. Soit je reste dans mon monde, dans le flou, soit j'emprunte l'un des passages. Je déteste ce genre de décisions. C'est frustrant. Quelle que soit cette décision, vous vous demanderez toujours ce qui se cachait derrière l'autre porte. Car de toute évidence, j'en choisirai une. Pour avancer...
Puis regarder par le trou de la serrure, ça va un moment.